Egypte
Données Régionales
L’Egypte a produit environ 15.3 millions de tonnes de déchets solides municipaux en 2001 avec une augmentation estimée à 3.4% par an. Les déchets solides municipaux ont été mal gérés pendant plusieurs années dans le pays. Les systèmes de ramassage ont laissé (jusqu’à 70% dans certains) des villes et des aglomérations dépourvues de service ou manquant de service. La plupart des déchets ramassés sont déchargés dans des dépôtoirs démunis de contrôle efficace. Le compostage bien que fréquent, n’a pas été appliqué à bon escient, des activités de recyclage étant effectuées du moins dans quelques villes (en particulier le Caire).On estime que 9.7 millions de tonnes de déchets jetés le long des lits de rivières à l’intérieur/adjacentes aux communautés exigent leur transport vers des centres appropriées ou une gestion efficace. Les ordures dangereuses peuvent être inopinément traitées avec des déchets solides municipaux non dangereux.
L’Egypte a adopté une stratégie nationale pour une GIDSM en 2000 visant à développer et mettre en œuvre de meilleurs systèmes de gestion de déchets solides. L’objectif principal de cette stratégie est la privatisation progressive des services de GDS. Le gouvernement central facilitera l’application de la stratégie,et l’agence des affaires environnementales se chargera de rehausser les procédures selon les normes écologiques. De nouvelles initiatives de recouvrement des coûts ont été introduites dans le but de trouver une source de revenue pour le soutien de la privatisation. La privatisation de la GDS a été réalisée en Alexandrie et sera de même au Caire,.Giza, Aswan et le Suez en 2003.Cependant,la période durant laquelle la privatisation continue du secteur aura lieu est très indéterminée. Le processus de privatisation a lâché en raison de problèmes administratifs et de gestion et dure plus longtemps dans les gouvernorats prioritaires qu’initialement prévu.  Les contrats de PSP signés et en mis en vigueur avant la fin de 2003 produiront un service de gestion des déchets solides fourni par le secteur public à environ 25% de la population du pays pour un contrat dont le coût s’élève à 227 millions de livres égyptiennes(environ 46 millions de dollars américains)équivalents à 72 LE/tonne(environ 12 dollars américains /tonne).Ces coûts révèlent qu’un budget indicatif pour la GDS estimé pour la prestation de services équivalents au niveau local chez les communautés urbaines serait de l’ordre de 600-650 LE ( 100-108 millions de dollars américains).
De même, il est probable que la mise en oeuvre initiale de la stratégie nationale de la gestion des déchets solides municipaux sera réalisée dans le cadre de l’estimation préliminaire des coûts de la EOG s’élevant à 1000 millions de livres égyptiennes LE (167 millions de dollars américains) par an. En revanche, la baisse de la valeur de la livre égyptienne contre les monnaies internationales, la hausse vertigineuse des taux de production de déchets,et le besoin pour une grande diversification des installation de traitement des déchets( notamment pour renforcer les activités de compostage et de l’élimination écologique des ordures) conformément à la stratégie nationale de la gestion des déchets solides pourraient engendrer des coûts de structures dont les taux dépassent ceux de l’inflation générale.  Bien que la privatisation soit un élément crucial de la stratégie nationale, il ne représente qu’un des cinq « directives de la politique » et une action réelle n’a pas été effectuée à l’égard des quatre autres directives qui sont comme suit : (i) un potentiel de soutien consolidé par le gouvernement; (ii) application du principe de polluant payant; (iii) application du principe d’accorder une valeur économique aux déchets en les considérant comme ressources récupérables ; (iv) sensibilisation des citoyens et la participation de la communauté dans les systèmes de la gestion des déchets solides. L’impact actuel de l’initiative de privatisation était de promouvoir la fonction de « l’assainissement public » des systèmes de la gestion des déchets solides ou la privatisation a été introduite, mais elle n’a pas résout le besoin de corréler la gestion des déchets à une échelle macroéconomique ou l’environnement qui représentent le noyau central de la gestion intégrée des déchets solides GIDS(voir directives du projet d’assistance technique environnementale méditerranéen (METAP), projet régional de la gestion des déchets solides (PRGDS)
En attendant l’introduction de GIDS (gestion intégrée des déchets solides), la production d’ordures va croître à un rythme incontrôlé et incontrôlable en Egypte. Les coûts ne cesseront d’augmenter. Le degré auquel le danger sur la santé humaine, et l’effet écologique se fera sentir reflètera la volonté du EOG pour introduire et mettre en vigueur des normes écologiques qui à leur tour engendreront des coûts plus élevés. Le pays sera confronté à un cycle de hausse des prix pour gérer des quantités d’ordures qui ne cessent d’augmenter et finira dans l’incapacité de rétablir la situation  L’évolution des systèmes actuels de gestion d’ordures d’une orientation « d’assainissement public » vers une GIDS (gestion intégrée des déchets solides), requiert un investissement dans les quatre domaines de la stratégie nationale qui n’ont pas été concrètement réalisés jusqu’ à nos jours. Ceci produira beaucoup d’avantages : (i) des mécanismes pour réduire la production des déchets seront introduits, et graduellement auront un impact sur le cycle des couts. : Plus on a de déchets/plus les coûts sont élevés ; (ii) des avantages économiques tant au niveau national que régional, un recouvrement supérieur et l’utilisation des ressources sera concrétisée; (iii)
Les petits dépôtoirs d’ordures dureront plus longtemps ; et (iv) et les charges économiques et environnementales pour les dépotoirs seront allégées.
La réalisation des avantages de la GIDS (gestion intégrée des déchets solides) nécessitera des investissements pour la planification des systèmes de gestion des déchets, et le développement d’une infrastructure et d’un potentiel plus puissant que ceux accomplis jusqu’à présent. Le volume des investissements requis n’est pas encore quantifié. Toutefois, .l’expérience régionale et celle acquise à l’échelle mondiale révèle que tandis que l’introduction de systèmes de GIDS exige des dépenses énormes en capital, le coût net par tonne de gestion des déchets ne doit pas augmenter proportionnellement par rapport aux systèmes d’élimination des déchets solides qui répond aux normes écologiques et qui caractérise »les types « d’assainissement public » des systèmes de gestion des déchets et dans certains cas il peut être inférieur.
Pour de plus amples détails, veuillez consulter le rapport ci-joint[...] |